Le pouvoir d’achat par personne a progressé d’environ 5 % depuis 2019, mais il a reculé de 0,7 % en 2025.
Entre 2019 et 2025, le pouvoir d’achat du revenu des ménages par personne a augmenté d’environ 5 %, selon un calcul fondé sur les séries de l’Insee. Mais en 2025, il a reculé de 0,7 %, après avoir progressé de 2,4 % en 2024.
entre 2019 et 2025 (calcul)
Le pouvoir d’achat mesure ce que le revenu disponible brut des ménages permet d’acheter une fois retranchée l’évolution des prix. Ramené à chaque personne, il tient aussi compte de l’évolution de la taille des ménages, ce qui donne un recul de 0,7 % en 2025, contre 0,4 % pour l’ensemble des ménages.
Année par année, le pouvoir d’achat par personne a évolué de -0,2 % en 2020, +3,1 % en 2021, -0,1 % en 2022, +0,6 % en 2023, +2,4 % en 2024 et -0,7 % en 2025. En enchaînant ces variations, on obtient environ +5,1 % : c’est notre calcul, un ordre de grandeur plutôt qu’un chiffre exact, car les années récentes sont provisoires.
L’année 2022 montre ce que fait l’inflation. Le revenu disponible brut des ménages a augmenté de 5,3 %, et pourtant leur pouvoir d’achat par personne a reculé de 0,1 %, parce que les prix ont progressé presque aussi vite que les revenus.
En 2025, c’est un autre mécanisme qui joue. L’inflation est retombée à 0,8 % après 2,2 % en 2024, mais les revenus ont ralenti : les revenus d’activité progressent de 1,7 % après 2,8 %, les revenus du patrimoine reculent de 3,9 % et les prestations sociales augmentent moins vite, selon l’Insee. Dans le recul de 2025, selon l’Insee, les revenus du patrimoine pèsent pour 0,9 point et l’inflation pour 0,8 point.
Ce chiffre de 2025 est provisoire, et il a déjà été révisé : la première estimation donnait +0,5 % pour le pouvoir d’achat des ménages, la plus récente indique -0,4 %. Il peut encore bouger lors des prochaines publications des comptes nationaux.
Un autre indicateur aide à lire ces moyennes : le taux d’épargne des ménages. Il atteint 17,9 % de leur revenu disponible en 2025, contre 14,6 % en 2019, ce qui signifie qu’une part plus grande du revenu n’est pas dépensée.
Ces moyennes ne disent rien de la répartition. Un pouvoir d’achat qui progresse en moyenne peut reculer pour certains ménages, notamment ceux dont les dépenses les plus contraintes augmentent plus vite que les prix moyens, et il faut d’autres statistiques, sur les niveaux de vie, pour le mesurer.
En résumé, les six dernières années affichent une hausse cumulée de l’ordre de 5 % par personne, faite d’années de hausse et d’années de recul, dont la dernière. Ces chiffres ne disent pas si ce rythme est suffisant, ni comment il se répartit entre les ménages.
Sources : Insee — Les comptes de la Nation en 2025, Insee Première n° 2105 (mai 2026) · Insee — Données diverses sur les ménages en 2025, comptes nationaux annuels base 2020 (4 juin 2026)