La dette publique française est de 115,7 % du PIB, au-dessus de la moyenne européenne, avec un déficit qui recule.
Depuis 2019, la dette des administrations publiques françaises est passée de 98,2 % à 115,7 % du produit intérieur brut, soit 3 460,5 milliards d’euros fin 2025, selon Eurostat et l’Insee. Un ratio compare une dette accumulée à la richesse produite en un an, ce qui permet de comparer des pays de tailles différentes.
de la France fin 2025
Eurostat place la France dans une fourchette large. La moyenne de l’Union européenne est de 81,5 % et celle de la zone euro de 87,7 %. L’Allemagne est à 62,8 %, les Pays-Bas à 44,7 %, l’Espagne à 100,5 % et la Belgique à 108,1 %, tandis que l’Italie atteint 136,7 % et la Grèce 145,4 %.

La trajectoire compte autant que le niveau. En six ans, le ratio français a gagné 17,5 points, contre 4,1 points pour l’ensemble de l’Union européenne et 2,5 pour l’Italie. La Grèce, elle, est passée de 183,2 % à 145,4 %, soit près de 38 points de moins.
Ce chiffre est une dette brute : on n’y retranche pas les actifs financiers que détiennent les administrations publiques. En retirant les dépôts, les crédits et les titres de créance négociables qu’elles possèdent, l’Insee calcule une dette nette de 3 245,5 milliards d’euros, soit 108,5 % du PIB. C’est pourtant la dette brute que la France notifie chaque année à la Commission européenne, ce qui la rend comparable d’un pays à l’autre.
La dette augmente du montant des déficits que l’on finance par l’emprunt. En 2025, le déficit public atteint 5,1 % du PIB, soit 152,5 milliards d’euros, après 5,8 % en 2024 et 5,4 % en 2023, et la dette progresse de 154,4 milliards. L’essentiel de cette hausse vient de l’État, pour 136,2 milliards, devant les collectivités locales, pour 13,2 milliards, et la Sécurité sociale, pour 5,7 milliards.

Le déficit recule parce que les recettes ont progressé de 3,9 % en 2025, contre 2,5 % pour les dépenses, selon l’Insee. Rapportées à la richesse nationale, les dépenses publiques représentent toutefois 57,2 % du PIB, un peu plus que les 57,0 % de 2024.
Un ratio de dette ne dit rien de ceux qui la détiennent, des taux auxquels elle a été empruntée ni de sa durée, autant d’éléments qui pèsent sur le coût réel des intérêts. Ces informations ne figurent pas dans les chiffres ci-dessus, et il faudrait d’autres sources pour les établir.
En résumé, la France se situe au-dessus de la moyenne européenne et loin derrière l’Italie et la Grèce, avec une dette qui a augmenté plus vite que celle de ses voisins depuis 2019 et un déficit qui recule depuis 2024. Ces chiffres ne disent pas si ce niveau est soutenable, ce qui dépend d’hypothèses sur la croissance et sur les taux d’intérêt.
Sources : Insee — Le compte des administrations publiques en 2025, Insee Première n° 2106 (mai 2026) · Eurostat — Government consolidated gross debt (base gov_10dd_edpt1, mise à jour du 21 octobre 2026)