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Avec 14 % d’habitants nés à l’étranger, la France se situe dans la moyenne européenne.

Vérifié · 3 sourcesN° 07529 Oct 26

Au 1er janvier 2025, 14 % des habitants de la France sont nés à l’étranger, soit 9,6 millions de personnes. La moyenne de l’Union européenne est de 14,4 %, selon Eurostat, l’office statistique européen.

14 %des habitants de la France sont nés
à l'étranger, contre 14,4 % dans l'UE

Cette part place la France au milieu du classement, et non à son sommet. Elle atteint 20,2 % en Belgique, 20,5 % en Allemagne, 20,8 % en Suède et 22,5 % en Autriche, contre 19,3 % en Espagne, 11,8 % en Italie et seulement 2,6 % en Pologne.

Photo : Gioele Serra / Wikimedia Commons — CC BY-SA 4.0

Les quatre pays qui comptent le plus de personnes nées à l’étranger, l’Allemagne (17,2 millions), la France (9,6), l’Espagne (9,5) et l’Italie (6,9), sont aussi les plus peuplés : ils représentent 57,8 % de la population de l’Union et 66,7 % des personnes nées à l’étranger.

Pour les seules personnes nées hors de l’Union européenne, la France compte 7,6 millions d’habitants, soit 11,1 % de sa population, contre 10,4 % en moyenne européenne. Elle reste en dessous de l’Espagne (16,0 %), de la Suède (15,5 %) et de l’Allemagne (13,0 %), et au-dessus de l’Italie (9,1 %).

Cette mesure repose sur le lieu de naissance, pas sur la nationalité : un Français né à l’étranger y figure, tout comme les 2 millions de personnes nées dans un autre pays de l’Union. Depuis dix ans, cette part a augmenté dans presque tous les pays européens et n’a reculé qu’en Lettonie et en Grèce.

Photo : Håkan Dahlström from Malmö, Sweden / Wikimedia Commons — CC BY 2.0

Les flux sont une autre question, et plus délicate à mesurer. Le solde migratoire, différence entre les personnes entrées sur le territoire et celles qui en sont sorties, est estimé à +176 000 pour la France en 2025, un chiffre que l’Insee qualifie lui-même de provisoire. Il n’est pas compté mais déduit de l’évolution de la population, puis fixé par convention sur la moyenne de 2020, 2021 et 2022 pour les années plus récentes. C’est pourquoi le tableau de l’Insee donne la même valeur, +176 000, pour 2023 et pour 2025.

Il ne faut pas non plus le confondre avec les titres de séjour. Le ministère de l’Intérieur a délivré environ 377 000 premiers titres en 2025, soit 9,2 % de plus qu’en 2024, mais ils sont remis à des ressortissants de pays tiers, parfois déjà installés en France, comme les 96 000 Britanniques concernés par le Brexit en 2021.

Le premier motif de ces titres reste d’ailleurs les études, avec trois premiers titres sur dix en 2025. Ces données sont provisoires, et le ministère indique qu’elles sous-estiment généralement les chiffres définitifs, attendus en janvier 2027.

Ces chiffres situent la France parmi ses voisins : entre l’Italie et l’Allemagne, un peu au-dessus de la moyenne européenne pour les personnes nées hors de l’Union, un peu en dessous pour l’ensemble des personnes nées à l’étranger. Ils ne disent pas quel niveau serait souhaitable, ce qui relève d’un choix et non d’une mesure.

Sources : Eurostat — EU population diversity by citizenship and country of birth (1er janvier 2025) et base migr_pop3ctb · Insee — Bilan démographique 2025, Insee Première n° 2087 (13 janvier 2026)